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À l’ère des satellites, des ordinateurs, des courriels et de l’Internet, les gens s’instruisent très vite
et deviennent de moins en moins influençables par la propagande officielle
de désinformation.
 
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La mise en ligne d’un site Web au caractère explicatif aidera a mieux comprendre chaque drapeau qui représente une partie de notre histoire . Bien qu’il sera amené à toujours évoluer afin de suivre la progression et l'évolution de l'histoire, il affiche un univers graphique très
 visuel de la place '' Je me souviens '' grâce a des liens vers d'autres sites offrant à l’internaute une vitrine sur le quotidien des artisans du passé pour mieu nous faire voir l'histoire.



La technologie au service de l'histoire.
Édition internet: Parc Historique "Je me Souviens"






1642 - 2008
SOREL
 366 ANS
UNE BELLE HISTOIRE...





PARC  HISTORIQUE
Je me souviens

Les nations de tous les pays du monde utilisent différents symboles pour affirmer leurs identités respectives: drapeaux, armoiries, emblèmes, sceaux, hymnes nationaux, etc. L’hymne nationale, tout comme le drapeau figure d'emblée au premier rang pour ce qui est du pouvoir évocateur et d'histoire, ce qui explique que dans tous les pays on lui accorde égards et honneurs. Ce pouvoir évocateur repose largement sur la capacité qu'il acquiert au fil du temps à rassembler une communauté autour d'aspirations communes et de symboliser l'identité même de cette communauté. Un état, peut importe son statut politique qu’il soit autonome ou pas, peut choisir d’être représenté par un hymne national pour afficher ses différences. Les peuples Acadien, Basque, Écossais et plusieurs autres ont choisi d’avoir un hymne national chose aussi possible pour le Québec, malgré qu’ils ne soient pas des nations indépendantes. C’est possible simplement qu’il provienne de la base pour atteindre l’approbation gouvernementale concerner. La réaction des élites est une chose - mais celle des citoyens et citoyennes est encore plus importante et plus efficace. Les élites - et particulièrement les élites gouvernementales - réagissent dans la bonne direction uniquement lorsque la pression citoyenne est forte.

Ici dans cette place Historique "Je me souviens", chaque drapeau représente une étape importante de notre histoire du Québec ou du pays que nos ancêtres ont vécu et très souvent ont du se battrent pour garder et défendre notre territoire, la justice, l'équité, la liberté, sa religion ses droits et pour garder notre identiter française en amérique.Pendant 150 ans, l'Angleterre et la France ont cherché à s'implanter en Amérique du Nord. Arrivées à peu près à même temps, elles s'installent, l'une sur la côte atlantique, l'autre dans la vallée du Saint-Laurent et progressivement jusqu'au golfe du Mexique ce qui crée les rivalités franco-britanniques en Amérique du Nord. Les Français s'enfoncent à l'intérieur du continent, multiplient les alliances avec les Indiens et tiennent tête pendant 150 ans aux colonies anglaises, pourtant beaucoup plus peuplées.

Puis c'est la fin. Pour les vaincus de 1759 conquis par la force et les armes britannique, l'échec de la contestation patriotique était grave de conséquences.Un an après la conquête, la colonie se vide de toute son élite économique, le commerce étant l'affaire des Anglais. La répression, le pillage, les incendies et les meurtres commis par les troupes britanniques en suite occupé, dominé, humilier, exploité, entre les mains d'une nation qui lui est étrangère allaient refouler pendant plus d'un siècle les espoirs d'émancipation nationale.Abandonnés de la mère-patrie, les Canadiens vont bien devoir apprendre à cohabiter avec l'envahisseur. L'Amérique devient britannique. The Province of Québec naît sur les ruines de l'ancienne Nouvelle-France. Ensuite, c'est la longue marche, de plus de 100 ans qualifiée de survivance, Après la capitulation, très peu de Canadiens retournent en France, ils sont nés ici et choisissent le Canada pour le meilleur et pour le pire. Les soixante-seize mille cent soixante-douze âmes qu'Amherst trouve au Canada demeurent et entreprennent la longue reconstruction de ce pays qui n'est plus tout à fait le leur. Pour ces gens et leurs descendants commence alors la longue lutte pour la survie, la justice, l'équité, la liberté et la reconnaissance, des combats politique de tous instants, des luttes acharnées, sans fin, et une détermination inexorable expliquent notre survivance indestructible en tant que peuple, combat qui aujourd'hui n'est toujours pas terminé, et qui conduit à une nouvelle Province de Québec en 1867. Malgré des exodes dramatiques de population, le Québec avec tenacité prend sa place et s'affirme.Un mouvement d'affirmation nationale enclenché avec la Révolution tranquille dans les années 60. Les défaites n’atteignent pas facilement des peuples en état de marche, d'espoir et de défi. On a pu constater un phénomène analogue, à notre échelle, dans la foulée de la Révolution tranquille et grâce à l’élan persistant de celle-ci. Le Parti québécois n’arrivait pas à faire une percée décisive: 1970, 1973. Sept députés, puis six. René Lévesque, deux fois de suite, défait personnellement. C’était un peu plus difficile que pour Trudeau se présentant dans Mont-Royal avec l’appui de tout l’establishment, du Parti libéral et de l’argent. Finalement arriva le 15 novembre 1976, un triomphe. "Je n'ai jamais pensé que je pourrais être aussi fier d'être Québécois que ce soir." Et son cri de ralliement -" À la prochaine fois "...- résonne encore. Cet épisode était exceptionnel. Il tranchait sur ce qu’on peut appeler notre conditionnement historique. C’était la Révolution tranquille qui continuait, enfin, une société moderne surgit finalement, ouverte aux nouveaux venus, ouverte également au monde, une nation à part entière cela fait partie de notre histoire et de notre identité comme Peuple fondateur du Canada, le Peuple du Québec,  avec la Fête nationale du Québec le 24 juin, une thématique annuelle nous invitant à reconnaître et à célébrer nos succès, nos réussites, nos réalisations, nos joies collectives et nos gloires nationales est développée, pour nous inciter à exprimer des sentiments de fierté. Le 24 juin est l'occasion par excellence de resserrer nos liens de solidarité et de prendre conscience de nos valeurs, de nos ressources et de nos aspirations. C'est le moment privilégié de célébrer fièrement ce que nous avons été, ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir.Et aussi le Québec célèbre  la Journée nationale des Patriotes. Conformément au décret gouvernemental du 22 novembre 2002, qui a proclamé que le lundi précédant le 25 mai, cette journée vise à souligner a chaque année « la lutte des Patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour sa liberté politique et pour l’obtention d’un système de gouvernement démocratique. [...] Nous avons choisi d’honorer de cette manière la mémoire des hommes et des femmes qui, depuis l’implantation des institutions parlementaires, en 1791, ont milité pour les droits de la majorité,  dont celui du peuple à se gouverner lui-même.»

L'Histoire dira si ceux qui ont repris le flambeau de Papineau, des patriotes et de leur projet national parviendront à le réaliser. Car le pays reste à naître, pour que le Québec prenne fièrement sa place à la table des nations.Pour y arriver, il faut un CHEF. Quelqu’un qui peut rassembler. En qui la population peut croire, faire confiance. Il faut créer ce mouvement dans chacune des circonscriptions du Québec, avec un leader local. Il faut chercher et multiplier les adhésions à ce mouvement. Reprendre les assemblées publiques. Organiser des débats. Susciter de l’intérêt, des discussions, organiser des rallyes régionaux et nationaux. Le temps venu, lorsque les forces seront suffisamment cimentées, nombreuses, aguerries, le peuple, chef en tête marchera sur le Parlement en exigeant que le gouvernement en place procède et réalise l’indépendance du Québec. C’est ainsi que l’indépendance s’est réalisée dans la majorité des pays après la deuxième guerre mondiale. Cette façon de faire est la bonne. Il n’y en a pas d’autres. Le dernier coup d'épaule pour faire le pays du Québec viendra pas des carriérismes, mais de ceux et celles qui sont la relève, qui peut être le chef politique, le régénérateur d'une nation; qu'il a été doué pour cela d'une force d'esprit et d'une éloquence incomparable, d'une haine de l'oppression et d'un amour pour sa patrie que rien, ni promesses, ni menaces ne pourront jamais ébranler, voila la personne  qui donnera l'espoir aux Québécoises et aux Québécois la dignité, l'estime de soi et le goût de l'avenir et le rejet inconditionnel et irrévocable de la condition de minorité, voilà la vrai différence entre: minorité et majorité . Nous le devons à ceux et celles qui nous ont précédé, à nous-mêmes, et aux générations à venir. À René Lévesque, Pierre Bourgault, Jacques Parizeau, et les autres, aux milliers de militants et de militantes qui battent encore la semelle dans les rues du Québec pour qu'arrive le début d'un temps nouveau, la réponse est a l'intérieur de chaque Québécois et Québécoise, le pays est entre vos mains, c'est vous seul qui ferez la différence  « C’est une question de temps. [...] Les gens meurent, jamais les rêves. » Les grands changements ne se sont jamais faites par la majorité, mais par une minorité active. La révolution américaine, française, Russe, etc. Ce sont des minorités ORGANISÉES qui les ont accomplies. La majorité suit tout le temps les leaders. L’indépendance, c’est tout simplement la capacité du Québec de voler de ses propres ailes, un pays où ils seront maîtres chez eux.
Maurice Duplessis en 1954 a déjà dit au gouvernement central: Rendez-nous notre butin car nous voulons être davantage maîtres chez-nous et nous serons de bon voisins. - Expression vieillotte et dépassée peut-être, mais pertinente à l’époque.

Connaître les collectivités dans lesquelles ont vécu nos ancêtres dans leur vie quotidienne, c'est connaître notre propre histoire.
(Les premier colons venu de France principalement et de toute l'Europe, fuyant les guerres, la misère, les épidémies, des colons courageux et débrouillards ont bâtis les début du Québec d'aujourd'hui. Fraîchement débarqués, ils se retrouvaient face à un univers qui leur était totalement étranger et hostile. Leur premier soucis était de construire une cabane en bois ronds ou équarri, d'une seule pièce, sans aucunes fenêtres. Les poutres étaient solidement assujettis ensemble grâce à un emboîtement en queue d'aronde dans les angles. Un mortier de chaux et de sable venaient ensuite combler les interstices entre les bois. Une plancher posé à même le sol apportait un peu de confort et isolait de l'humidité. Souvent la construction se transformait en vaste fête et tout le voisinage venait y participer. En fonction des moyens du colon, cette première maison pouvait être agrandie et embellie les années suivantes ou transformé en grange ou en étable si le colon construisait une maison d'habitation plus vaste. La ferme produisait tout ce qui était indispensable à la vie et les surplus étaient vendus. Lait, fromages, oeufs, céréales, légumes, fruits, pomme de terre, foin pour les bêtes, bois pour les constructions, les clôtures et le chauffage. Les animaux de traits étaient utilisés pour les labours, pour le transport et pour actionner des machines. La laine des moutons était tissée pour la fabrication des vêtements. Les colons les plus pauvres partaient l'hiver pour travailler dans les chantiers forestier....) . 1941. C'est dans ces collectivités que nos ancêtres ont réussi à défricher et construire ensemble un coin de cette terre d'Amérique.

Ce parc, chaque drapeau  sera une trame historique d'événement triste ou joyeuse qui se réroule sous nos yeux par la présence de ces drapeaux, en se disant: "Je me souviens" de mon histoire (*voir pavillons *1, *2, *3, *4, *5, *6, *7, *8, *9, *10, *11, *12, *13,) et beaucoup d'autres événements très important aussi tout au long de notre histoire.

Souhaitons que cette place historique "Je me souviens", dont le but est de stimuler et perpétuer la fierté des gens face à notre héritage culturel, économique et social, célébrer l'histoire de Sorel la 4e plus vieille ville française d'Amérique, découvrir notre histoire et nos traditions, rendre hommage a nos batisseurs  préserver, protéger et promouvoir notre passé va convaincre plusieurs de se rendre maître de leur passé avec fiereté mieux comprendre le présent dans l'espoir de mieux préparer notre avenir,  jeter un simple regard sur hier ouvre dans bien des cas toute grande la porte à une bonne compréhention des maux qui rongent notre société, mais aussi des courants qui ont traversé les époques et qui nous guident encore aujourd'hui, et aussi il veut surtout donner à ses concitoyens la chance de mieux connaître notre passé, et aussi il stimulera l'intérêt des gens a assister a des conférences, lire des livres d'auteurs qui ont de la crédibilité sur notre histoire et qui ne cache pas les faits, ou des sites internet  pour découvrir ou redécouvrir l'histoire de notre ville, de notre région, du Québec et des autres pays. La fiereté d'un peuple s'enracine dans la connaissance de son histoire.
 

Cette place historique "Je me souviens" qui part de la découverte de L'Amérique, soit de la Nouvelle-France, au Québec moderne d'aujourd'hui.

Cette place léguera un héritage historique marquante, durable et éducatif pour tous, un lieu de mémoire, un lieu d'histoire et de souvenir. Un véritable livre d'histoire à ciel ouvert, dans un paysage urbain avec son site internet pour mieu découvrir l'histoire.

( Chose idéal serait qu'une place comme celà soit a chaque CÉGEPS du Québec pour créer un intérêt pour que tous, découvre notre histoire. )

Montage : Robert Letendre, Francine Carignan Letendre.

PARC  HISTORIQUE
Je me souviens



Description des pavillons suivant les années:
00- Lutrin pour description de 1 à 13.  
10-La découverte du territoire Québécois par
Jacques Cartier, 27 juillet 1534.
11-Fondation de Québec par Samuel de Champlain père de la Nouvelle-France, 8 juillet 1608.

01-Saurel, 20 août 1642 
02-Régime français, de 1524 à 1763.
Usage très répandu du tricolore français au Québec, entre 1842 à 1902.
03-Régime britanique, 1763 à 1867.  
04-Domination et échec des États-Unis d'Amérique, 1775-1776 et 1812-1814.
06-Grand dérangement et la déportation des Acadiens, 1755 à 1764.
07-Le tricolore du Bas-Canada, 1832 à 1842, victoire des Patriotes, 23 novembre 1837.
13-Le drapeau Métis, Louis Riel 1844-1885 .     
08-Apparition du Carillon 
de Elphège Filiatrault curé de Saint-Jude près de Sorel de 1902 à 1948.
09-Adoption du fleur de lisé par le gouvernement du Québec le 21 janvier 1948 .
05-Adoption de l'unifolié par le gouvernement Canadien le 15 février 1965.

12-
La francophonie dans le monde.
   


Montage : Robert Letendre, Francine Carignan Letendre.


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Je me souviens

1 =  Naissance du Bourg Saurel 13 août 1642 . Une flottille (40 hommes) arrive à l'embouchure de la rivière Iroquois (Richelieu). Sous la direction de M. Charles de Montmagny, il entreprennent la construction du fort Richelieu destiné à fermer la grande voie par laquelle les Iroquois pénètrent dans la colonie.Le 20 août 1642 en la fête de St-Bernard, le Père Anne de Noue Jésuites bénit le fort et y célèbre la messe. La tradition veut que cette date soit considérée comme celle de la naissance de Sorel 4 ième plus vieille ville française en Amérique après Québec 3 juillet 1608, Trois-Rivières 8 juillet 1634 et Montréal 16 Mai 1642, bien qu'en fait il faille attendre à 1665 pour voir l'établissement d'une présence européenne sur ce territoire. En juin, les soldats du  Régiment de Carignan-Salière entre 800 et 1000 soldats commencent à arriver à Québec. Sous le haut commandement d'Alexandre de Prouville de Tracy, ces hommes ont pour mission d'envahir l'Iroquoisie    ( région du lac Champlain) et de couper, à ces bandes amérindiennes l'acces au fleuve Saint-Laurent. En juillet M. de Tracy charge le capitaine Pierre de Saurel de la construction du fort Richelieu à l'embouchure de la rivière des Iroquois (Richelieu). La construction est terminée le 13 août 1665. Il s'agit d'un fort de pierre. Au terme de la campagne du Régiment de Carignan-Salière, environ 400 soldats s'établissent dans la colonie et deviennent les premiers colons à s'établir au fort Richelieu  ( SOREL) Pierre de Saurel se fait construire un premier manoir.1759: Durant la conquête Britannique, le bas de la paroisse de Sorel est rasé par les flammes sur les ordres du lieutenant-colonel anglais, Lord Andrew Rollo . En 1772 L'intendant Jean Talon procède à la distribution de 45 seigneuries, un nombre encore jamais atteint en une seul année. Le 29 octobre 1772, Pierre de Saurel devient officiellement le premier seigneur de la seigneurie qui porte son nom. Le parchemin qu'avait fait transmettre  le roi de France ( Louis XIV ) lui garantissait un domaine de deux lieues et demie de terre de front, sur le fleuve, et deux lieues de profondeur dans les terres. l' île Saint-Ignace, l' île Ronde, l' île de de Grâce et d'autres moins importantes se trouvaient comprises dans ses limites. Les seigneuries adjacentes sont toutes créées à la même époque: Saint-Ours 1672, Yamaska 1683, fief Bourgchemin 1683 1695, Bonsecours 1702, Bourg Marie 1708. Saint-Aimé Massueville.
Vers 1776-1784 arrivée des premiers Loyalistes.  L’Acte de Québec voté au Parlement britannique en 1774 . De 1787-1861  Bourg William Henry. C'est en 1787 que le carré royal prend son aspect royal lors de la visite de William Henry, fils du roi d'Angleterre Georges III ( future Guillaume IV roi d'Angleterre) c'est aussi suite a cette visite que le bourg Saurel deviendra William Henry fait que le parc deviendra la seule véritable place royal au Québec. Ce nom William Henry restera, sans jamais que celui de Saurel ne disparaisse tout à fait jusqu'en 1860.(De nos jours depuis la fusion la même chose se produit avec le nom de Sorel). C'est en 1862 que la ville deviendra SOREL. À l'origine (1785) le carré Royal était une place d'arme il servait alors aux exercices militaires loyalistes stationnée dans le bourg Saurel. De grands bouleversements historiques ont fait que Sorel, la quatrième ville la plus ancienne en Amérique du Nord, a eu dès le départ une mission, puis une paroisse anglicane.
Après la Guerre de Sept Ans opposant les britanniques et les Français, Saurel, composée de Canadiens français, devient Sorel et passe aux mains des Anglais. Pendant la Révolution américaine, Sorel accueille des mercenaires Allemand germaniques, puis des Loyalistes en provenance des États-Unis qui viennent de proclamer leur indépendance. L'arrivée des Allemands et des Anglo-américains, des protestants pour la plupart, entraînera l'apparition d'une autre religion et la construction de la seconde église anglicane au Canada. Avant la fin de la construction de cette église en colombage « pierroté », face au Carré royal - dont les sentiers forment le drapeau britannique - en 1790, les fidèles se réunissent dans un bâtiment de la garnison. Puis, l'accroissement de la population entraîne la construction d'une deuxième église anglicane en 1842.
Dictionnaire historique  . L'Histoire de Sorel . Photos des îles de Sorel et du lac St-Pierre .

SAUREL
Nous souvenir du passer, c'est provoquer notre reconnaissance à l'égard de tous ceux qui ont précédés dans la région. Ils ont travaillé dur. Ils n'ont pas connu le bien-être matériel ou si peut. Leur vie était rude. Mais ils étaient profondément chrétiens. La devise de Sorel:
" FIAT VIA VI ", ils l'ont mise en pratique. C'est par leur force, leur vigieur, leur courage et leur esprit chrétien qu'ils ont fait  Sorel.

Les années se succèdent, se succèdent irrémédiablement. Plus l'homme voit les années s'écouler, plus elles lui sont précieuses. La Cité, elle appartient aux hommes de tous les temps, elle appartient à ses fondateurs, elle appartient à ceux qui vivent en elle, elle appartient aussi à ceux qu'elle abritera un jour.

Sorel est la Quatrième plus vieille ville du Canada, malgré qu'elle soit encore toute jeune. Plus de 366 ans dans la vie d'une ville, c'est tout de même un étape. Nos ancêtres, qui ont foulé le sol  Sorelois en 1642 et qui ont jeté les bases de la belle ville que nous chérissons aujourd'hui, ne se doutaient certainement pas qu'ils avaient choisi un coin de terre riche en promesses. Sa situation géographique, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la Rivière Richelieu , n'a pas été étrangère au développement progressif qu'a connu la Ville de Sorel.

L'Histoire de Saurel n'a rien à envier aux plus anciennes villes du Québec, car Saurel figure depuis la découverte du Canada à tout ce qui s'est passé d'important dans notre pays et elle a connu la pluspart des personnages de marque qui ont attaché leurs noms aux évènements dignes de mention.

Dès 1535, Jacques Cartier, lors de son voyage à Hochelaga, dans son ignorance des chenaux, entre les îles du Lac Saint-Pierre, s'engagea dans le bras du Saint-Laurent qui baigne Berthier et y échoua l'Emérillon, de telle sorte qu'il dût continuer son exploration en barque, et peut-être avant, car des Normands et des Scandinaves fréquentèrent nos parages des centaines d'années plus tôt.

A l'arrivée de M. de Montmagny et de ses soldats le 13 août 1642, la première messe qui fut célébrée en cette occasion, le fut par le Père Anne de Nouë. Ce jésuite, entré dans les ordres à l'âge de trente ans, avait été élevé à la Cour de Henri IV où l'on ne s'ennuyait guère si l'on se fie à Brantome. L'auteur nous parle d'un Breton, Capitaine de la Nouë, duquel on ne peut se "saouler" de dire les biens; les vertues, les valeurs et les mérites qui estoient de luy"... Le rôle du missionnaire était aux antipodes de celui du mignon du Roy. Tout Sorelois connaît la fin tragique que trouva le Père de Nouë en plein accomplissement de ses travaux apostoliques. Et c'est en parlant du Père de Nouë que certains écrivains ont fait mention que le Chenal-du-Moine devait probablement son nom à ce zélé missionnaire.

En août 1642, le Père Isaäc Jogues, jésuite, Guillaume Couture et René Goupil, partirent des Trois-Rivières en compagnie d'une trentaine d'Hurons et tombèrent dans une ambuscade à deux milles de la pointe de Saurel. C'est cette année qu'a eu lieu le massacre des Saints Martyres Canadiens.

Et c'est ce 13 août 1642 également que M. de Montmagny construisit un fort à l'entrée du Richelieu, ce fort fut appelé Richelieu, en l'honneur du célèbre ministre (Cardinal) de ce nom qui venait d'élever la France à l'apogée de sa gloire et de sa grandeur. Le 20 août 1642, sept jours seulement après le commencement de la construction du fort Richelieu, un groupe de 300 Iroquois, divisé en trois bandes, sortit tout à coup de la forêt et attaqua les ouvriers sur plusieurs côtés à la fois. Ils furent repoussés. Le jour de l'exaltation de la Saint-Croix, M. de Montmagny fit élever une haute croix sur le rivage du Richelieu en souvenir de cette victoire. Ce n'était qu'un bien petit fort de pieux, mais il tint, de peine et de misère, après plusieurs épisodes sanglants où mourutent nombre de défenseurs, jusqu'en 1647. La petite garnison constamment attaqué par des bandes d'Iroquois de plus en plus fortes finit par plier bagages et le fort Richelieu disparut sous la torche incendière.

La destruction du Fort Richelieu a été un grand malheur pour la colonie. Les Iroquois ne trouvant plus sur leur chemin cette barrière pour les arrêter se répandent sur tous les points du pays et sèment partout la mort et la ruine.

Il faut des secours; la France supporte une guerre qui lui fait oublier les pauvres Canadiens. Enfin, l'appel de la colonie agonisante est entendu. Le Roi envoie pour la secourir l'un de ses plus célèbres régiments, celui de Carignan-Sablières; le régiment compte 1,200 soldats, nous sommes alors au début d'août 1665.

Parties de Québec le 23 juillet 1665, les quatre compagnies escortées d'une troupe de volontaires du pays, arrivèrent à l'embouchure du Richelieu, dans les premiers jours du mois d'août, après avoir été retardées quelque peu, par un vent contraire à l'entrée du Lac Saint-Pierre. La compagnie que commandait M. Pierre de Saurel, l'un des officiers du régiment, s'y arrêta et l'on commença aussitôt les travaux du fort sous la direction même de cet officier qui les mena rapidement. Au mois d'octobre, le fort est complètement terminé.

M.Harisse, dans ses notes pour servir à l'histoire de la Nouvelle-France, nous apprend que la carte du Fort Richelieu, envoyée en France par M.Talon, avec la dépèche du 2 novembre 1665, est la plus ancienne des forts du Canada dont le plan détaillé soit parvenu jusqu'à nous.

Le nouveau fort conserva le nom de Richelieu; ce n'est qu'après la concession de la seigneurie à M. de Saurel que le nom du premier Seigneur lui fut substitué. Alors que le fort de 1642 avait été construit en bois, celui de 1665 le fut en pierre. M. de Saurel en garda le commandement, et plus tard, en 1672, après le licenciment des troupes, afin de récompenser les nombreux services que M. de Saurel avait rendus en différents endroits à Sa Majesté, tant dans l'Ancienne France que la Nouvelle, le Roi lui fit don du fort et de la seigneurie.

M.Pierre de Saurel est originaire de la province de Dauphiné, département de l'Isère. De noble race, il est né en 1628, dans la paroisse Notre-Dame à Grenoble, de Mathieu de Saurel, avocat, et de Dame Jeanne de Giraud. Le 10 octobre 1668, il a épousé à Québec, Demoiselle Catherine Le Gardeur, fille de noble Charles Le Gardeur de Tilly et de Dame Geneviève Juchereau, en présence du père de l'épouse, de M. Jean Juchereau, sieur de Maure, son aïeul, Sidrac Amplement d'Héricourt, lieutenant d'une compagnie au même régiment.

Vers 1670, Mgr Laval organise la vie religieuse, on bâtit une modeste église; on l'a placée sous le patronage de Saint-Pierre, prince des Apôtres, probablement à la demande de M. de Saurel dont le prénom est Pierre. Les régistres de la paroisse débuteront vers 1675. On y trouvera plus tard dans les archives l'extrait de baptême de Madeleine de Verchères, qui sauva la colonie contre une attaque des Iroquois en 1692. Elle avait été baptisée le 17 avril 1668. Le premier prêtre résident fut l'abbé Pommier. En 1732, les autorités religieuses ordonnent la construction d'une nouvelle église. Le Père Verquaillé inaugure les travaux de construction de la nouvelle église, il ne peut en voir la fin, il fut remplacé par le Père Rainville, récollet arrivé à Sorel, le 16 août 1734. Cette deuxième église s'élève tout près du fort. L'un des murs de cette église a été intégré dans la construction de l'Hôtel Saurel qui fut construite à même les ruines; la population de la paroisse était alors de 342 âmes. En 1747, l'église en bois, bâti depuis quinze ans à peine, n'est plus susceptible de réparations durables et c'est en 1750 qu'une nouvelle église en pierre est construite sous la direction de M. Collet. En 1769, l'église est rénovée, elle est terminée en 1770. L'église actuel fut commencée en 1824 et terminée en 1830; elle fut placée au centre de la ville ancienne, face au Fleuve St-Laurent et elle dessert la partie la plus peuplée de Sorel.

La paroisse St-Pierre de Sorel est la plus ancienne du diocèse de St-Hyacinthe et l'une des plus vieilles du Canada. En 1960, elle fut reconnue par la Commission des sites historiques de Québec comme monument digne d'être conservé, car c'est un monument typique d'une époque. En 1961, on décida de restaurer le temple dans le but de le consolider.

En 1681, il y  avait à Saurel 16 familles donnant 117 âmes; en 1683, 15 familles donnant 113 âmes, en 1706, les ravages des Iroquois avaient réduit la population à 104 âmes.

Les premietrs habitants de Sorel ne furent pas de véritables cultivateurs. Ils s'occupèrent particulièrement de la traite des pelletries, surtout à partir de 1685, alors que le commerce en devient libre.

C'est le 26 novembre 1682 que M.Pierre de Saurel meurt à Montréal. Il fut inhumé deux jours plus tard dans les voûtes  de Notre-Dame ( église Ville-Marie ), il avait 54 ans. A une période inconnue de l'histoire, ses restes furent transportés dans un cimetière quelconque. Sa disparition fut une perte réelle pour toute la colonie, il était doué d'une énergie peu commune et il ne recula devant aucun sacrifice pour arriver au succès. Frappé au milieu de ses travaux dans un temps où il a engagé ses biens et ceux de ces amis pour exploiter ses terres, il laisse sa veuve dans une situation pénible. Mme de Saurel restée seule, sans enfant, dut s'imposer de nombreuses démarches pour n'être pas tout à fait dépouillée par les créanciers de son mari, décédé intestat.

Apres la mort de M. de Saurel en 1682, d'autres officiers se sucédèrent au commandement du fort: MM. de Mine, Charles-Gaspart de l'Angloiserie et Pierre de Saint-Ours. Les années se sucèdent au milieu des épreuves et en 1690, les Iroquois ont levé de nouveau la hache de guerre et parcourent le pays en tous sens semant la mort et la ruine. En 1696 les Iroquois attaquent Saurel, ils pillent les maisons et les incendient.

Dans le but d'aider à l'établissement de la paroisse naissante, Mme de Saurel accorde aux curés et à la Fabrique une terre de 120 arpents située sur le Richelieu. Par ce même contrat, en date du 6 mars 1708, Mme de Saurel donne à la Fabrique une terre de 2 arpents de front, sise sur le Richelieu, entre le Fleuve et les terres de la donatrice. Elle accorde en plus deux autres lopins de terre, l'un de quatre arpents en superficie, l'autre comprend l'emplacement sur lequel sont bâtis l'église et le presbytère.

En septembre 1712, le principal créancier de Mme de Saurel réclame son dû et prend les mesures pour faire vendre la  seigneurie. La seigneurie est vendu au Sieur Hubert, qui l'acheta pour le compte de M. Claude de Ramesay par contrat, pour la somme de 9,200 livres, le 14 février 1713 qui est alors gouverneur de Montréal depuis 1704 et propriétaire de la seigneurie de Monnoir depuis 1708 et de celle de Ramesay depuis 1710. C'est lui qui a fait ériger en 1704 à 1706 le Château de Ramesay, aujourd'hui célébre monument historique de Montréal. Gouverneur de la Nouvelle-France, il est mort à Québec le 31 juillet 1724.

Au mois de mars de la même année en 1713. M. de Ramesay donne avis à Mme de Saurel de quitter, délaisser la seugneurie, le manoir et les dépendances. Mme de Saurel vécut encore de longues années, aimée et respectée des colons. Elle mourut à Sorel, le 23 juin 1732, à l'age de 82 ans, 10 mois et demi. Elle fut  inhumée dans le cimetière de la paroisse, le 25 juin 1732.

Après l'acquisition du Sieur de Ramesay, le fort de Saurel est reconstruit. C'est M. le Vasseur de Néré qui en traça les plans en 1705 et qui les présenta à la Cour. Le fort est reconstruit sur la pointe formée par la Rivière Richelieu et le grand Fleuve St-Laurent, soit au même endroit que les autres. Une palissade de douze pieds s'ajoute au fort pour plus de protection et sans doute pour permettre de mettre à l'abri la population entière de quelque 500 âmes, en cas d'alerte.

Le nouveau Seigneur de Saurel, M. Claude de Ramesay, appartient à la vieille noblesse de France. Né le 15 juin 1659, à la Gesse, évêché de Langres, du mariage de noble Timothé de Ramesay, seigneur de la Gesse, Motigny de Boisfleurant, et de Dame Catherine Tribouillard, il entra de bonne heure dans les troupes royales et devient lieutenant de la compagnie de Troie. Lors de l'attaque de Phipps contre Québec, en 1690, il rend des services signalés. Le 1er juillet de la même année, il est fait gouverneur des Trois-Rivières en remplacement de M. de Varennes qui vient de mourir. Le 28 mai 1699, il obtient le commandement général de toutes les troupes de la colonie. L'année suivante, le Roi lui accorde une pension de 600 livres et le 20 mai 1703, il est créé Chevalier de l'ordre Royal et militaire de St-Louis. Il devient gouverneur  de Montréal le 15 mai 1704. Il conserve ce poste durant 20 ans. En 1708, il obtient la seignerie de Monnoir, et, le 17 octobre 1710, celle de Ramesay. Le 8 novembre 1690, il épouse à Québec, Demoiselle Marie-Charlotte Denys, fille de Pierre Denys de la Ronde et de Dame Catherine le Neuf.

M. François Dupré bénit cette union en présence de M. Bécancour, de M. de Subercase, du Marquis de la Grois et du Sieur de la Pérade. M. de Ramesay meurt à Québec le 31 juillet 2 août 1724, il est inhumé dans l'église dès le lendemain. Mme de Ramesay le suit dans la tombe le 9 juillet 1724 Seize enfants sont nés de cette union.

En 1754, les Anglais attaquent. C' est alors la Guerre de Sept Ans qui est officiellement déclarée à la Nouvelle-France en 1756 et qui dura jusqu-en 1763. La Seigneurie de Saurel comptait à cette époque près de 700 âmes.

Au Traité de Paris en 1763, comme plusieurs autres français, les familles des fonctionnaires publics, la plupart de vieille noblesse, quittent la colonie et retournent en France. Il en est ainsi de la famille seigneuriale de Saurel, les Ramesay. Avant leur départ pour la mère-patrie, les de Ramesay vendirent leur belle seigneurie au Sieur Jean Bonfield pour la somme de 24,000 livres, le 9 mars 1764.

Durant les premières années de la domination anglaise, la seigneurie, tout comme la colonie, fait peu de progrès. Les habitants appauvris n'ont pu encore réparer les pertes causées par la guerre et l'état d'incertitude dans lequel ils vivent de même que le changement survenu dans l'administration des affaires contribuent à accroître le malaise dans tout le pays.

Le domaine du Sieur de Ramesay était devenu propriété du Sieur Jean Bonfield, qui à son tour le vendit au Sieur Jean  Bestwreck, le 6 mars 1765. La même année, la seigneurie devient la propriété des Sieurs Grenwook et Higginson, exécuteurs testamentaires de Bestwreck.

L'invasion  américaine en 1775 avait de nouveau démontré l'importance stratégique de Saurel. Le général Haldimand acquit la seignerie au nom de la couronne, le 13 novembre 1781, de MM.Grenwood et Higginson pour 3,300 livres, par acte devant M. Pinquet. Le 30 mars 1855, les revenus en furent appropriés au paiement des dépenses de la milice du Canada.

Pour comble de malheur, les colonies américaines lèvent l'étendard de la révolte, en 1775, contre la mère-patrie. Ethan Allen (américain) descend le Richelieu pour disputer le Canada à l'Angleterre. Saint-Jean tombe aux mains de Bénédict Arnold (américain), le vieux fort de Chambly cède peu après devant Montgomery (américain). Avec plus de quatre cents hommes, le Colonel Mc Lean (anglais) se transporte à Saurel dont le fort gardait l'entrée du Richelieu. Impatient, il s'avance sur le Richelieu jusqu'à Saint-Denis où il apprend la chute du fort de Chambly et il rebrousse chemin alors que plusieurs de ses soldats, gagnés à la cause révolutionnaire, se joignent aux Américains. Il rentre finalement à Québec avec une centaine de soldats. Peut après, novembre 1775, le général américain Easton déloge la garnison anglaise de Saurel. Le 31 décembre, le général américain Montgomery attaque Québec mai il meurt en escaladant la citadelle et le désarroi s'empare de ses troupes qui viennent se replier sur Saurel où le général américain Sullivan établit un camp afin de surveiller les mouvements de l'armée anglaise. Le 8 juin 1776, le général anglais Burgoyne disperse un corps de 1800 rebelles américains près de Trois-Rivières et s'avance jusqu'à Saurel où le général Sullivan, déconcerté, quitte son campement et le général Burgoyne le pousuit jusqu'à Saratoga où la victoire remportée par les rebelles le 16 octcbre 1777 met à cette guerre anglo-américaine qui se conclut par la proclamation de l'indépendance des États-Unis d'Amérique.
Les Loyalistes - Beaucoup de familles et de soldats américains, préférant vivre sous la tutelle de l'Angleterre, demandent à s'établir au Canada. C'est alors que le nouveau gouverneur anglais Frederick Haldimand décide de faire de Saurel un boulevard de la résistance anglaise et d'y tenir une garnison afin de construire les édifices nécessaires pour l'entretien des officiers et des soldats. Il s'y met résolument et dès 1779, il a à Saurel quatre compagnies formant un corps de troupes de trois cents hommes, avec leurs officiers et quatre-vingt-sept colons américains que l'histoire appellera des " Loyalistes ". C'est  dans l'intention de venir en aide à ces expatriés que le gouverneur Haldimand achète, au nom de son roi, la seigneurie de Saurel le 13 novembre 1781 alors que d'autres Loyalistes se verront accorder des concessions dans les Canton de l'est, dans le Haut-Canada ou dans la presqu'île de Gaspé.

En 1781, le gouverneur Haldimand charge les ingénieures de la garnison saureloise de construire la Maison des Gouverneurs. A Noël 1781, le Baron Friedrich von Riedesel, commandant du régiment de Son Altesse Sénérissime le Duc de Brunswick Wolfenbuttel, s'y installe en tant que premier occupant. C'est le Baron Von Riedesel qui présida, presqu'à son arrivée à la Maison des Gouverneurs à l'illumination du premier arbre de Noël en terre d'Amérique. Cette coutume se perpétua à travers les âges et c'est aujourd'hui une tradition profondément ancré dans les moeurs de la nation canadienne. À la fin de 1783, environ 7000 Loyalistes sont venus s'installer au Bas-Canada; il y en a cent trente-deux à Saurel même et six cent cinquante-trois dans toute la région de Saurel-Yamaska.

La colonie anglaise établie à Saurel accueille son pasteur. C'est le 4 juillet 1784 que le capitaine John Doty est choisi pour exercer les fonctions du culte à Saurel. Cette date rappelle la fondation de la première mission anglicane du Vieux Canada qui comprenaît à cette époque le Québec et l'Ontario.

En 1785, un ingénieur civil, probablement le major French, trace le plan de la ville en forme de quadrilatère, avec des rues larges qui se coupent à angles droits. Ces rues sont désignées sous le nom des principaux personnages de la maison royale: George, King, Queen, Augusta, Shopie, Prince, Phipps, Charlotte.......  Au centre, on laisse une place publique ou Place d'Armes dont les allées reproduisent le drapeau anglais, l'Union Jack ; c'est le Parc Royal que le touriste admire de nos jours. La ville est divisée en lots à bâtir. L'agent de la seigneurie, Samuel Holland, les accorde sur billets dont on pouvait trouver encore des spécimens.

Au mois de septembre 1787, le Canada reçoit la visite de Son Altesse Royale, le Prince William-Henry. Québec, Montréal, Chambly lui font des réceptions magnifiques. Sa  visite à Saurel n'est pas banale. La Gazette de Québec rapporte cet évènement:  Hier après-midi, le 17 septembre, vers quatre heures, Son Altesse Royale le Prince, en son retour de Montréal et de Chambly, nous honora d'une visite ... Elle fut à la maison seigneuriale, où l'Honorable Samuel Holland, écuyer, arpenteur- général de la province lui ayant présenté un plan de la ville, il plut à Son Altesse Royale de nous permettre l'honneur de lui donner son nom: WILLIAM-HENRY. De cette époque, la ville prend le nom de William-Henry qu'elle conserve durant trois-quarts se siècle, soit jusqu'en 1862. Mais le nom de Saurel reste pendant tout se temps et demeura toujours très présent pour toute le monde.

Le 10 juin 1791, l'Angleterre nous accorde l'acte constitutionnel; c'est à ce moment que Saurel forme le bourg William-Henry, ayant son député en chambre d'assemblé du Bas-Canada. Le premier fut John Barnes un capitaine de l'artillerie royale. On compte alors quelque 100 maisons, et deux églises.

La population  de William-Henry, à cette époque, se composait d'environ de 70 familles, dont les membres étaient presque tous des royalistes anglais ou des loyaux américains. La population canadienne-française s'occupait surtout d'agriculture et était répandue dans les rangs de la paroisse. Les casernes construites par le gouvernement anglais, après la conquête, ont été détruites et il ne reste aucun vestige de ces précieuses reliques d'un passé glorieux pour les anglais, sauf un vieux canon encloué qui a été trouvé au font du Richelieu et qui avait instaler sur la place du Marché St-Laurent.

En 1812, les Américains se soulèvent de nouveau et plusieurs Canadiens s'enrolent comme volontaires dans l'armée coloniale anglaise pour défendre leur patrie menacée par les insurgés.

C'est le moment où l'immortel de Salaberry forme son glorieux bataillon des célèbres Voltigeurs Canadiens. Il remporte d'abord la victoire de Lacole, dans la journée du 21 novembre 1812, et celle plus remarquable de Châteauguay, le 22 octobre de 1813.A cette dernière bataille, sa petite troupe de braves d'environ 350 hommes, dont 200 canadiens et 150 sauvages, formée de ses Voltigeurs et d'une compagnie de Fencibles, repousse une armée forte de 7,000 hommes, dont 400 cavaliers, appuyée par douze canons. Une famille soreloise, celle de Pierre Beaupré, s'est fait remarquer en fournissant à l'armée onze enfants sans compter un de ses gendres qui s'enrôla aussi volontairement.

Quelques années plus tard, la riche région agricole du Richelieu fournit des envois de grain destinés au ravitaillement de l'Angleterre affamée. Plus de 700 navires chaque année touchent Québec et retournent chargés d'svoine et de blé. A cette époque, William-Henry couvre environ 120 acres. On n'y compte encore que 150 maisons, outre les magasins, les casernes et les batiments du Gouvernement. La population est d'environ 1,500 âmes.

En 1818, quelques habitants proposent à Robert Jones de construire un marché. Il est érigé sur un terrain cédé par le Gouvernrment et sert durant un quart de siècle.

Navigateurs de premier ordre, les Anglais avaient développé la navigation sur le fleuve, si bien que même avant la disparition des navires à voiles du Fleuve St-Laurent, on voit apparaitre à Saurel les premiers navires à vapeur  à peu près au moment de leur invention. C'était des navires à  aubes,à roues, comme on disait; les Molson et les Torrance de Montréal fondent la St-Lawrence Steamboat Company, puis les Torrance, la Steam Tow Boat Company. Il avaient fait du bois de corde, plus ordinairement appelé slabs, soit le résidu du bois après le sciage des planches. H. Jollief construisait des navires ici dès 1810, puis David Vaughan, Charles Pagé, Robert Ritchie. Mais les plus remarquables constructeurs de navires de Saurel furent sans doute Daniel McCarthy et ses deux frères John et Thomas. Le premier devient bientôt dirigeant des compagnies de construction des Molson.

Il se construisit plus de cent navires de grande dimension dans ces chantiers: le Richelieu en 1845, le Jacques-Cartier en 1847, le Victoria et le Nautilus en 1855, le Montréal en 1862, le Québec en 1866, le Canada en 1867. Ce dernier avait 250 pieds de long et avait une coque d'acier. Ensuite le Trois-Rivières, le Berthier, le Chambly, le Terrebonne, le Sorel, le Mouche-à-Feu, le Rocket, le Météor.

En 1871, les McCarthy se retiraient des affaires leur fortune faite. En 1853, J-F et Robert Sincennes et Augustin et F. St-Louis fondèrent la Compagnie Richelieu. Peu après, on voit naître la Cie Sincennes McNaughton, puis la Cie Tranchemontagne et Saint-Louis. Un capitaine Smith emploiait 66 hommes; la Cie Richelieu, 200 hommes; la Sincennes, 103 hommes; McCarthy, 87 hommes; Tranchemontagne, 20 hommes. Les salaires variaient entre $1.50 pour les meilleures mains et .50 sous pour les journaliers.

En 1832, un fléau terrible, le grand choléra, passe par tout le pays et fait plusieurs victimes à William-Henry.

Sur le plan politique, l'époque est agité partout au Bas-Canada. Dans le bourg de William-Henry, pendant les élections de 1834, Louis Marcoux, l'un des principaux organisateurs de l'élection du candidat patriote, est mortellement blessé en tentant de mettre fin à une escarmouche opposant patriotes et bureaucrates.
L'orage qui gronde depuis longtemps éclate en 1837 et en 1838 sous la poussée énergique des chefs patriotes, les Papineau, et les frères Wolfred et Robert Nelson tous deux médecins, fils de William Nelson qui a été longtemps unstituteur pour la population scolaire anglaise de William-Henry où c'est alors relativement calme car la présence des soldats casernés au fort en impose à la population.. Le mouvement se répand bientôt dans toutes les campagnes principalement  à Montréal, Saint-Denis, sur les rives du Richelieu, à St-Eustache. A Sorel, tout est relativement calme. C'est de là que dans la nuit du 21 au 22 novembre 1837, part le colonel Gore avec cinq compagnies d'infanterie, une pièce de canon et un piquet de polices à cheval. Il a reçu l'ordre de se joindre  au colonel Whiterall, entre Saint-Denis et Saint-Charles, afin d' attaquer les rebelles et les prendre entre deux feux. Mais dans la journée du 22, il est complètement défait à Saint-Denis. Une poignée de patriotes mal armés a raison des troupes anglaise en subisant une défaite.  Cependant, Gore est plus heureux la seconde fois à Saint-Charles, il incendie le village et fait plusieurs victimes. Plusieurs sorelois sont arrêtés après ces deux célèbres batailles.

Après ces jours de tristesse, le calme se rétablit peu à peu dans nos campagnes. Quelques patriotes payèrent de leur vie le zèle qu'il avaient déployé pour  la défense de la patrie; d'autres languirent plusieurs mois dans les cachots et furent exilés. Ils nous revinrent après l'amnistie de 1844.

En 1843, un nouveau marché de 100 pieds de longueur et 35 pieds de largeur est inauguré. Il servira jusqu'en 1858. Le Curé Kelly fonde, en 1846, avec 400 volumes, une bibliothèque.

En 1848, le bourg devient ville. Me Georges-Isidore Barthe, futur maire et député, fonde en 1857, " le journal La Gazette de Sorel " et lance aussitôt dans le public l'idée de la construction d'un chemin de fer destiné à relier la vallée du Richelieu aux régions nouvellement ouvertes des Cantons de l'Est.

En 1858, un nouveau marché en brique, le troisième, de 180 pierds de longueur par 34  de largeur, sauf au centre où il atteint 50 pieds de largeur, est construit pour la somme de 20,000.00$. Il durera jusqu'en 1882.

Le 8 juin 1858, la Gazette de Sorel ( on ignore depuis déjà longtemps parmi la population française, le nom officiel de la ville, soit William-Henry, et l'on a changé l'ancien nom de Saurel pour Sorel ) signale dans son  éditorial les progrès de la ville et en particulier le fait que le Conseil Municipal  a fait inscrire les noms des rues dans les deux langues. La population atteint 3,345 âmes, dont 3,288 Canadiens Français. Les efforts du gouverneur Haldimand pour angliciser la ville, efforts datant de 1787, ont évidemment échoué. De fait, on ne compte plus que 93 anglais, 7 Irlandais, 1 Écossais et 6 Mulâtres.

En 1858, Le Curé Limoges fait part à Mgr Prince que les pauvres et les malades ont besoin de soins. Mgr Prince lui écrit que les Soeurs Grises consentent à venir se dévouer pour son oeuvre. Elles y vivront de leur travail, de la rémunération de la sacristie et d'un bazar  annuel pour le succès de l'oeuvre. M. le Curé Limoges les remercie et convoque plusieurs paroissiens charitables qui participent généreusement à la construction d'un hôpital auquel est relié, en février 1896, un orphelinat, par un long corridor qui surplombe la rue Ramesay. L'Hôpital servait aussi de résidence aux religieuses. Le long corridor qui était si pittoresque a été démoli de même que l'orphelinat. Un  nouvel hôpital général a été construit et servt d'hospice aux vieillards malades.

Le contrat pour la construction d'un Palais de Justice est adjugé en 1860. Il coûtera la somme de 5,500 louis. Me Antoine Gouin est Shérif du nouveau district judiciaire établi trois ans plus tôt et dont les assises se tenaient dans une Cour de Justice.

Le 19 avril 1862, la débâcle sur le Richelieu s'opère subitement et cause un véritable désastre dans le port et des dommages considérables aux bateaux de la Cie de Navigation Richelieu. Ces pertes matérielles n'entraînent pas la ruine des propriétaires éprouvés et l'on n'enregistre pas de perte de vie; mais il n'en est pas ainsi  trois ans plus tard aindi que nous allons le raconter.

Dès le 8 avril 1865. la Gazette de Sorel annonce que l'inondation est imminente et que les habitants vivent dans l'inconnu jusque là, au témoignage des anciens. "Ce que nous avons à raconter aujourd'hui, écrit le rédacteur du journal précité, dans son édition du 14 avril 1865, dépasse les précisions exprimées l'autre jour ... Depuis le samedi, au grand désespoir de tous l'eau monte, monte toujours; dès le lundi, on apprend que les habitants de Berthier, des îles du Chenal-du-Moine, sont littéralement submergés. Ces pauvres gens montés dans les greniers et attenden le secours de la Providence. L'île de Grâce disparaît sous l'eau; on y mesure jusqu'à dix pieds d'eau de profondeur en certains endroits. Le mercredi vers midi, le ciel s'assombrit. Le "Cygne", demandé en diligence, se rend au secours  des inondés. A peine laisse-t-il le port qu'un violent vent s'élève. Vers les deux heures et demie de l'après-midi, il souffle en vraie tempête. Des bâtiments sont emportés par la bourrasque. Avec beaucoup d'efforts,le "Cygne" a pu atteindre lîle et son équipage est alors le témoin de scènes terribles. Des hommes, des femmes, des enfants sont précipités dans les flots et se noient sous ses yeux. Vers onze heures, deux autres vapeurs ayant à leur bord plusieurs citoyens, deux prêtres et le docteur Cadieux laissent le port  pour aller secourir les habitants. Il s'est passé là, durant cette nuit obscure, autour de cette île et de ces habitations détruites des scènes impossibles à décrire ... il y eut 34 victimes."

Une briqueterie établie par M. James Sheppard en 1836 prit de l'importance. En 1870, elle produit plus d'un million de briques. La plupart des édifices de la ville, les marchés, les magasins, beaucoup de maisons de particuliers ont été construits avec la brique sortie des fourneaux de M. Sheppard.

C'est en 1868 et ce n'est pas sans regret que les gens de Sorel voient les beaux régiments s'embarquer pour outre-mer.

Une ère de prospérité passe sur la jolie petite ville de Sorel. A côté des édifices du gouvernement s'élèvent le collège du Sacré-Coeur, le couvent et l'Hôpital. M.Georges-Isidore Barthe, l'un des hommes qui ont rendu d'éminents services aux Sorelois et qui avait lancé au public l'idée de la construction d'un chemin de fer, publie de nombreux articles dans la Gazette de Sorel, sur l'importance de cette voie désignée sous le nom bizarre de " Chemin de fer à lisses de bois".
En 1862, la ville reprend son nom d'origine, Sorel plutôt que Saurel suite à l'erreur orthographique d'un greffier, de même que son visage francophone, la population atteint alors 3345 âmes dont 3238 Canadiens français et 93 anglais.

C'est le 11 janvier 1869, sous la présidence de M.Barthe qu'une assemblée de citoyens a lieu afin d'approuver un règlement destiné à encourager la construction du chemin de fer devant relier Sorel à Drummondville.

Le 5 mars 1870, la somme de 40,000.00 $ est votée et l'on décide que le terminus de cette voie ainsi que son siège d'opération seront placés à Sorel. Que d'espoirs les Sorelois n'ont-ils pas fondés surce projet qui devait leur apporter la prospérité. M.Louis-Adélard Sénécal, ancin capitaine de vaisseau obtient la direction. Cet hommes entreprenant est devenu plus tard député et sénateur.

En 1872, la population de la ville de Sorel est de 5,636 âmes. Pour la somme de 100,000.00 $, L.A.Sénécal abandonne à la compagnie "Chemin de fer Sud-Est" les contrats qu'il a conclus avec la compagnie "Richelieu-Drummond-Arthabaska". La nouvelle compagnie s'engage à terminer le chemin de fer Sorel-Drummondville non avec des lisses mais avec des rails d'acier. Elle donne de plus un billet de 90,000.00 $ à la compagnie Soreloise qui abandonne son chemin de fer, lequel plus précisément, ira de  Sutton à Sorel. L'inauguration a lieu le 10 mars 1879.

Le 19 juillet 1873, le Conseil fait l'inauguration d'un aqueduc destiné à fournir aux citadins l'eau potable et à les protéger en cas d'incendie. Les travaux ont été exécutés par les frères Beauchemin, Philipe, Moïse et Hyacinthe de la maison importante de ce nom.

L'éclairage au gaz remplace le système des lampes à pétrole dans les rues. Depuis le 29 octobre 1855 une compagnie s'est formé dans le but de doter la ville de cette importante amélioration. C'est le 5 juillet 1858 que le conseil de ville autorisa d'installer des conduites dans toutes les rues et c'est le 6 novembre 1876 à la grande joie de la population que toute la ville apparaît illuminée pour la première fois. Le coût des usines s'élève à la somme de 8,750. 00 $ piastres.

La fanfare fondée vers 1877 donne le 19 avril de cette même année une représentation à l'hôtel de Ville ayant  fait ériger un kiosque au centre du Parc-Royal, le 12 juin 1879, la fanfare y donne un premier concert en plein air. A la date du 20 février 1879, à l'Hôtel de ville on jouait la pièce " Le Château des Sept Tours ".

Le 23 septembre 1884, Sir Hector Langevin, Ministre des Travaux Publics, vient poser la première pierre des édifices de la Poste et des Douanes,. Il y a présentation d'adresses, discours, banquet et le soir, feu de joie et illumination de la ville.

Le 1er juillet 1889, lors de grandes fêtes auquelles assiste l'Honorable Honoré Mercier, Premier Ministre de la Province de Québec, le Maire Taillon proclame que la ville de Sorel passe au rang de Cité.

Le 8 juillet 1896, on érige un pont en fer de 500 pieds de longueur sur les deux rives du Richelieu, entre la ville de Sorel et la paroisse de St-Joseph. Un Sorelois, M.Hyacinthe Beauchemin, l'âmes de l'entreprise, obtient le contrat de construction; M.James McCarthy, ingénieur habile, aussi de Sorel, eut la surveillance des travaux.
À SUIVRE...

Historique des Maires de Sorel:  John George Crébassa 1848-1855 et 1858-1862,  Jean-Baptiste Lamère 1855-1858 et 1862-1864,  Robert-Henry Kittson 1864-1867,  Georges Isidore Barthe 1867-1876,  Michel Mathieu 1876-1882,  Amédée Gagnon 1882-1883, Adolphe Germain 1883-1885,  Napoléon Hormidas Ladouceur 1885-1887,  Alphonse Antoine Taillon 1887-1891,  Jean-Baptiste Guévremont 1891-1892,  Louis Morasse 1892-1896 et de 1897-1889,  Charles Omer Paradis !896-1897 et de 1898-1907,  Hyacinthe Beauchemin 1907-1910,  Jean-Baptiste Th. Lafrenière 1910-1919, William Georges M. Morgan 1919-1922,  J.-Willie Robidoux 1922-1938 et de 1940-1942,  Alphonse Bourret 1938-1940,  René Ploquin 1942-1953,  P.Armand Matton 1953-1955,   Me Paul-A Péloquin 1955-1956,  Dr C-Robert Fiset 1956-1964,  Jean-Jacques Poliqiun 1964-1968,  Léopold Beaudry 1968-1970,  Me.Luc Poupart 1970-1976,  Marcel Gauthier 1976-1979 et de 1983-2000,  Robert Fournier 1979-1983,  Marcel Robert  depuis 2000. 
Fusion avec Tracy en 2000, et les voilà tous Sorelois.


 À SUIVRE...
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 Tracy
 
Tracy, Le 10 février 1954 était sanctionnée la Loi constituant en corporation de ville la paroisse de Saint-Joseph de Sorel comté de Richelieu.

Par suite de la contiguité de son territoire avec celui de la ville de Saint-Joseph de Sorel, de l'augmentation rapide de sa population et des constructions nombreuses qui s'y élèvent "il était devenue nécessaire pour assurer le bien-être de ses habitants que ledit territoire soit érigé en ville, avec pouvoirs plus étendus en ce qui regarde les règlements de circulation et de construction."

La population à ce moment était d'environ de quatre mille âmes et à quatre-vingt-quinze pour cent urbaine, les contribuables, en majorité étaient désireux d'être constitués en ville.

Comment fut trouvé le nom de Tracy.

Répondant à l'invitation faite par le conseil de la Paroisse de St-Joseph de Sorel à toute la population pour trouver un nom de ville pour le territoire désigné, M. Raymond E. Beaudet soumettant le nom de Tracy. Les raisons qui ont motivé ce choix sont les suiventes:
1= Le nom de Tracy a deux syllabes faciles à lire et à dire aussi bien en français qu'en anglais.
2= Pour souligner le degré de parenté entre les ville de Sorel et de Tracy puisque c'est m. de Tracy qui fit construire le fort de Sorel en 1665.
3= le nom de Tracy est historiquement français aussi bien que canadien. C'est donc à ce citoyen M. Raymont E. Beaudet que nous devons le choix de ce nom.

Sur le territoire qui s'étend entre le Richelieu et le Saint-Laurent sur une longueur de 6 milles par 1 mille et demi de largeur on compte, au moment de l'incorporation, 3 paroisse catholiques qui furent érigées quelques années plus tôt soit en 1950: la  paroisse Marie-Auxiliatrice dont le curé fondateur est Mgr. Alfred Lalime,  Saint-Jean Bosco, M. le curé Henrie Laplume, l'Enfant-Jésus, M. le curé Paul-Émile Lavoie.  Chaqune de ses paroisses posède des écoles primaires pour garçons et filles; en 1965 la commission scolaire protestante fait oeuvre de pionnier en construisant  un high school est la première construction à être érigée dans ce nouveau secteur de technologie, la mairie, le centre culturel et la piscine et plus tard le Cégep Sorel-Tracy et le curling.

Déjà on trouve quelques industries dont Marine Industrie Limitée établie sur le Richelieu depuis 1937, Fer et Titane du Québec y a érigé son siège social. Air Liquide du Canada établie en 1946, Wood Preservation Industrie Ltd, Paul Pauzé & Fils et Quelques autres auxquelles viendront se joindre plusieurs usunes de première importance tels Atlas Steel, Tioxide du Canada, Miron Ltée, Union Carbide, Poudre de Métal du Québec, une centrale thermique de  l'hydro-Québec, ainsi que plusieurs usines, commerces, entreprises de tous genres.

Le premier conseil de la ville de Tracy était présidé par le Maire M. Elzéar Cournoyer assisté des conseillers Émile Bernard, Daniel Beaudet, Paul Provost, J. Léo Fortier, J.E. Laperrière et Robert Côté. Ces hommes éclairés et dévoués guideront Tracy dans ses Premiers pas et donneront à leurs successeurs l'élan nécessaire pour continuer le développement de la ville. En 1958 les citoyens élirent à la mairie M.Laurier R. Ménard qui démissionna l'année suivante pour être remplacé par le Maire Napoléon Laplante. Toutefois la population ayant apprécié les qualités du Maire Ménard, il fut donc prié de reprendre les rennes en 1961. C'est alors qu'on vit Tracy s'épanouir, des industries prirent de l'expansion. Une population nouvelle se joignit aux résidents, donnant lieu au développement domiciliaire; le conseil confia aux soins d'un urbaniste, Georges Robert, la tâche de préparer et de centraliser les services publics, on construit dans le centre civique, la Mairie, qui abrite aussi le service de Police et d'Incendie, la cour municipale, les services de voirie ect; le centre culturel et la picine intérieure semi-olympique, qui sont le lieu de rencontres sociales, culturelles et sportives des citoyens

En 1964 Tracy fêtait brillamment son dixième anniversaire, tous les citoyens prirent une part active à ces manifestations, fiers des réalisations accomplies et des projets en cours, grâce à la clairvoyance du conseil élu et à la compétence, l'esprit de travail et de dévouement des officiers municipaux qui formaient une équipe dynamique.

Après avoir tant donné à sa ville M. Ménard se retirait de la vie politique en janvier 1968. M. Arthur Pontbriand lui succédait alors.

Il est naturel qu'après avoir connu une ére de développement intense Tracy traverse une période plus tranquille. Le conseil actuel administre sagement et avec habileté, tirant le meilleur parti de ce qui a été établi, maniant le budget en songeant au bien de tous les citoyens, travaillant sans cesse à l'épanouissement de la ville et de ses résidents.

Historique des Maires de Tracy; Elzéard Cournoyer 1954-1958. Laurier-R. Ménard 1958. Napoléon Laplante 1958-1960. Laurier-R. Ménard 1961-1968. Arthur E. Pontbriand 1968-1974. Auréle Racine 1974-1987. Émile Parent 1987-2000.
Fusion avec Sorel en 2000, et les voilà tous Sorelois.



2 = Régime français de 1524 à 1763. La France signe le traité de Paris par lequel elle abandonne la Nouvelle-France en 1763 à l'Angleterre .

3 = Régime Britanique de 1763 à 1867. Guerre de sept-ans . Les conséquances . Les orangistes  . Les divers traités .               . Changement d'empire 1760-1791 . 1759 la conquête . Bataille des Plaines d'Abraham

4 = Domination États-Uniens, .USA . 1775-1776  en août 1775 le général Arnold échou devant Québec, en novembre 1775 Mongomery prent Montréal et 1 an plus tard les envahisseurs sont refoulées.
En 1812 ils ont de nouveau échouer, face au Régiment canadien Français les voltigeurs commandé par Charles de Salaberry.De1812 à 1814, les États-Unis font la guerre à la Grande-Bretagne et attaquent les deux Canadas. Comme en 1775-1776, ils sont repoussés par les troupes canadiennes et les Amérindiens du chef Tecumseh. Ils n'essaieront plus jamais de faire la conquête du Canada. Contrairement à ce qui s'était passé en 1775, on n'a eu aucune difficulté à recruter des miliciens parmi les canadiens Français pour combattre les troupes américaines. C'est que la perception que l'on a des américains n'est plus la même depuis la Révolution de 1789. En 1813, le régiment Canadien-Français les Voltigeurs, commandé par Charles-Michel de Salaberry, repousse les Américains lors de la bataille de Châteauguay. La Bataille de Châteauguay fut une bataille de la guerre de 1812 qui se déroula le 25 octobre 1813. Elle est une victoire décisive pour les 500 Canadiens Français et les Britaniques, qui repoussèrent une invasion de troupes amériaines 4000 hommes du commandant Wade Hampton, bien supérieur en nombre. Howard Zinn, auteur d’Une histoire populaire des états-Unis
Les États-Unies ont leur indépendance le 4 juillet 1776.
(1783 loyalistes )

5 = Le tricolore du Bas-Canada Français ,vert, blanc, rouge, inspirés peut-être par le drapeau français, un comités des patriotes créent en 1832 le tricolore vert,blanc et rouge du Bas-Canada, drapeau qui connaît immédiatement la faveur populaire, et devient trés populaire dans le Bas-Canada. On le décore souvent d'autres emblèmes caractéristiques du pays, notamment le castor, les feuilles d'érable, le maskinongé. Sa présence lors des combats de 1837 et 1838 lui confère un caractère révolutionnaire qui le discrédite totalement aux yeux des Anglais British, et le tricolore vert, blanc et rouge est banni par les autorités anglaise et amène son abandon en 1842. (Celà a cause des British anglais
Le partie patriotes présente à l'Assemblée du Bas-Canada (le Québec) ses quatre-vingt-douze Résolutions, 92 résolutions qui expriment les griefs de la population à l'endroit des autorités britaniques et demandent plus de liberté et de démocratie pour avoir un gouvernement responsable.  Chronologie 1759 à 1867 .10 moments triste  .Wolfred Nelson .
. Louis-Joseph Papineau 1786-1871 .Welfred Nelson 1759-1863 . L-H Lafontaine . L-J Papineau . 1492 à 2003 .
Les Patriotes de 1837-1838 par Laurent-Olivier David. . Les frères chasseurs .
Voici en bref quelques faits de l'époque,
 Tout s'explique dans la vie. Souvent, pour comprendre un événement, on doit remonter dans le temps. La loi constitutionnelle, votée par le Parlement britannique en 1791, sépara la province de Québec en deux colonies distinctes: le Bas-Canada et le Haut-Canada. Le Bas-Canada (le Québec) comptait alors environ 140 000 francophones et 10 000 anglophones, tandis que le Haut-Canada (aujourd'hui l'Ontario) ne comptait que 10 000 loyalistes anglophones. La nouvelle Constitution marqua l'avènement du parlementarisme; chacun des deux Canada possédait son Assemblée législative, son Conseil législatif, son Conseil exécutif (créé en 1792) et son lieutenant-gouverneur (Alured Clarke). Au sommet de la hiérarchie, Londres avait nommé un gouverneur général qui disposait d'une autorité absolue sur les deux Canada: il pouvait opposer son veto aux lois adoptées par chacune des assemblées législatives. Quant aux conseils, ils pouvaient disposer de budgets et contrôler les dépenses du gouvernement sans rendre de comptes aux élus; de ce fait, le rôle du Conseil consistait à rendre les lois adoptées par l'Assemblée compatibles avec les intérêts britanniques et ceux des marchands anglais du Bas-Canada (Québec).
Une démocratie de façade.
Seuls les loyalistes du Haut-Canada demeurèrent satisfaits de la nouvelle loi constitutionnelle parce qu'ils n'étaient plus soumis aux lois françaises et contrôlaient leurs institutions politiques. La minorité anglophone du Bas-Canada (Québec), bien qu'elle disposât de la majorité au Conseil exécutif et au Conseil législatif, accepta mal d'être mise en minorité à l'Assemblée législative, où elle ne comptait que 15 députés sur 50. Les anglophones furent insultés d'être abandonnés à une majorité de «papistes paysans» et à une petite bourgeoisie de notaires, d'avocats et de curés. Quant aux francophones, ils ne tardèrent pas à comprendre les mécanismes de cette «démocratie de façade»: les députés étaient élus par la population, mais ils n'avaient pas de pouvoir réel au sein du gouvernement formé et contrôlé par la minorité anglophone. N'oublions pas que le Conseil législatif, entièrement composé d'hommes nommés par le gouverneur (en général des marchands et des fonctionnaires britanniques, parfois des francophones soumis), conservait un droit de veto sur tous les projets de lois présentés par l'Assemblée. Le Conseil finira par bloquer systématiquement toutes les initiatives des élus de l'Assemblée qui refusera d'adopter les budgets, ce qui paralysera l'État.
1801: Mise en place d'un réseau scolaire qui vise l'assimilation à la loi protestante et à la langue anglaise.
1806: Fondation du premier journal patriote, Le Canadien.
1810: En mars, le gouverneur Craig ordonne la saisie des presse du Canadien et l'arrestation des principaux rédacteurs. Le gouverneur Craig dissout la chambre d'assemblée pour la troisième fois en trois ans. Au cours de la campagne électorale, il ordonne la saisie du journal Le Canadien, un journal francophone, et fait emprisonner certains députés, dont le rédacteur en chef du journal. L'armée patrouille les rues de Québec et la poste est suspendue.Craig invoque pour justifier ces mesures une tentative de renversement du gouvernement menée par les journalistes et les députés francophones. Cette politique n'empêche toutefois pas la population d'élire 38 députés canadiens, contre 12 députés britanniques.
1818: l'Assemblée vote les subsides demandés par le gouverneur mais demande la correction de nombreux abus : pensions à des personnes décédées, gens payés à ne rien faire, salaires à des non-résidents et salaires fictifs. D'année en année, les abus se répètent et se multiplient au profit d'un groupe de personnes favorisées par le gouverneur. La crise des subsides .
1827: une pétition de 87 000 noms dénonce les abus de ces gens identifiés comme la « clique du château ».
1832: Violence à Montréal: à l'occasion d'une élection partielle, les troupes chargent la foule et tuent 3 francophones.
(François Languedoc, Pierre Billet, Casimir Chauvin)
1834: Le Parti Patriote remporte une éclatante victoire aux élections et présente ses 92 résolutions. par lesquelles ils revendiquent notamment un conseil législatif élu, un gouvernement responsable, le contrôle du budget par les députés de la chambre d'assemblée ainsi qu'une représentation proportionnelle dans les conseils.
1837: Devant le refus de Londres de prendre en considération les demandes des Patriotes, des assemblées publiques se tiennent partout en province. Les assemblées sont aussitôt interdites par le gouverneur Gosford. À l'automne, la rebellion éclate. La répression des Anglais est immédiate: villages brûlés, population molestée. Les troubles de 1837-38: Le 6 mars, lord Russell, ministre britannique des Colonies dépose 10 résolutions par lesquelles il rejette en bloc les 92 résolutions. Il autorise par ces résolutions le gouverneur du Bas-Canada à dépenses sans le vote de l'assemblée. 7 mars: première assemblée politique de protestation à l'endroit des 10 résolutions organisée par la Patriotes, à Saint-Ours. Les participants proposent un boycott des produits importés de Grande-Bretagne. 15 juin: lord Gosford ordonne aux sujets de sa Majesté de ne plus participer à aucune assemblée «à caractère dangereux ou équivoque». Août: la dernière tentative de consiliation menée par lord Gosford échoue. 23 octobre: 5 000 personnes participent à l'Assemblée des Six comtés à Saint-Charles. Lors de cette assemblée, le Patriote Nelson proclame le droit du peuple à modifier lui-même les institutions politiques. 6 novembre: affrontement entre les membres du Doric Club et ceux des Fils de la liberté, deux associations révolutionnaires respectivement anglophone et francophone, sur la rue Saint-Jacques à Montréal. Les membres du Doric Club saccagent les presses du journal Vindicator, propriété d'un allié de Papineau, et menacent la propriété de celui-ci. A la suite de cet affrontement, le gouvernement décide de réagir: il appelle des renforts du Haut-Canada et des Maritimes et ordonne l'arrestation de 26 chefs patriotes. Jeudi 23 novembre: les troupes britanniquse attaquent Saint-Denis. L'attaque est repoussée par les Patriotes; les Britanniques doivent se replier vers Sorel.
( Débarqué à Sorel le 22 novembre au soir vers dix heures, avec cinq compagnies de fusiliers, un détachement de cavalerie et une pièce de campagne, le colonel Gore apprend que de grandes forces s’apprêtent à lui barrer la route dans le village de Saint-Denis. Il fait déployer immédiatement ses troupes et donne l’ordre d’avancer toute la nuit.
Au matin du 23 vers dix heures, il fait froid, le temps est sombre. Une centaine de Patriotes armés de fusils, commandés par le Dr Wolfred Nelson sont retranchés au deuxième étage de la grosse maison en pierres de Mme Saint-Germain, et une trentaine d’autres dans la distillerie du Dr Nelson. Ceux qui n’ont pas d’armes se placent à l’abri des murs de l’église. Ils ont ordre d’attaquer l’ennemi, avec leurs faux et leurs fourches à la première occasion qui se présentera.
Ils ouvrent un feu bien nourri et d’une grande précision. Devant ce tir plongeant, l’infanterie du colonel Gore est impuissante. Impuissante aussi est son artillerie contre les gros murs de la Maison Saint-Germain, sauf pour le premier coup qui pénétra par une fenêtre, tuant quatre Patriotes.
En ce jour historique, les cloches de l’église sonnent à tout vent, appelant les Patriotes au combat. Ils accourent de partout ces braves, la plupart n’ayant pour armes que des faux, des fourches ou des bâtons : troupe héroïque où l’on voit le père avec ses fils, l’enfant à côté du vieillard. Spectacle toujours émouvant du paysan transformé en soldat, par l’amour de la liberté, et se battant avec les instruments de son travail, sans s’occuper du nombre de ses ennemis et de la puissance de leurs armes. Le colonel Gore sonne la retraite vers les trois heures car les Patriotes des paroisses voisines commencent à affluer et à menacer les communications avec Sorel. La troupe laisse sur le terrain un matériel important dont un canon howitzer.
La bataille dura six heures et les pertes dans les deux camps se répartissent comme suit : six hommes de l’armée anglaise ont été tués, 10 sont blessés et six ont disparu. Les pertes de l’armée Patriote s’élèvent à 12 morts et sept blessés.)
25 novembre: les Britanniques attaquent Saint-Charles et parviennent à anéantir la résistance des Patriotes. Les villages alentours sont incendiés. 5 décembre: proclamation de la loi martiale dans le district de Montréal. 14 décembre: Saint-Eustache est la proie d'une attaque des soldats britanniques. Tous les Patriotes sont tués et l'église incendiée.
1839: Lord Durham recommande l'assimilation des Canadiens Français par l'anglicisation et l'immigration. 11 février: Lord Durham rend son rapport public ( qui est toujours en vigueur). Il met à jour trois principaux problèmes: un problème politique (l'affrontement entre la chambre d'assemblée d'une part et le gouverneur et les deux conseils d'autre part), un problème économique (la coupure en deux segments de l'axe Saint-Laurent) Grands Lacs par l'Acte Constitutionnel) et un problème social (la lutte entre deux peuples, francophones et anglophones). Pour résoudre la crise, Durham propose d'unir les deux Canadas et d'accorder la responsabilité ministérielle à la nouvelle colonie. Il espère ainsi favoriser l'assimilation des Canadiens français, un peuple qu'il qualifie de «peuple sans histoire et sans littérature». Au sein de la nouvelle union, les Canadiens français serait nettement minoritaires, ce qui assurerait aux anglophones la majorité des deux chambres unifiées. Au Bas-Canada, on s'indigne face à ce projet politique dont le but avoué est l'assimilation. L'Angleterre se montre favorable à l'union mais refuse d'accorder la responsabilité ministérielle.
1840: Pour mettre les Canadiens Français en état d'infériorité politique, Londre sanctionne la loi de l'Union, qui crée le Canada Uni. La langue anglaise y devient la seule langue officielle. Même si le Haut Canada (Ontario) a une dette de 5,925,779.41 $ soit 13 fois plus élevée que le Bas-Canada (Québec) a un surplus de 189,306.41 $ , il y a mise en commun des dettes. ( À première vue cette somme peut paraître insignifiente. Mais, si on tient compte du fait que la première loi sur les dépenses budgétaires au Québec les établissait à 2,097,717.05$, ces chiffres prennent une toute autre signification, même si les chiffres divergent selon d'autress documents, probablement parce que la référence monétaire à l'époque était la livre anglaise, et que certains parlent de Louis, la dette nette du Haut-Canada, était au moins dix fois plus importante que celle du Bas-Canada ). De plus, les 2 Canadas sont représentés par le même nombre de députés, même si le Bas-Canada (Québec) est plus peuplé que le Haut Canada (Ontario).
1864: Un dénommé Médéric Lanctôt fonde un parti qui prône un Québec indépendant. Ce parti va cependant mourir avec la naissance de la Confédération.
1867: Entré en vigueur de la Constitution, AANB. Cet acte consacre la minorisation politique des Francophones au Canada: le Québec ne forme plus qu'une province sur 4 et représente 33,7% de la population Canadienne.
Première prise d'armes et Victoire des Patriotes a St-Denis le 27 novembre 1837
Je me souviens de nos Patriotes . HistoireLes Patriotes 1837-1838 . 1837 Nos Héros . Le parlement brûle . brûlé .
. Louis MarcouxWolfred Nelson . Journée Nationale des Patriotes . Histoire des Patriotes .
- Le tricolore Français en usage très répendu au Québec de 1842 à 1902.

1885: -Ont pouraient ajouter le drapeau Métis, Louis Riel 1844-1885 . Héros défenseur du peuple métis. Manitoba . 1730  . Soulèvement des Métis. Après un procès malhonnête et truqué, Riel, le chef des Métis, est pendu le 16 novembre à Régina Louis Riel Coupable d'avoir aimé ses compatriotes opprimés! Victime du fanatisme orangiste, auquel l'ont sacrifié des politiciens sans âme et sans coeur.  Que les vrais patriotes s'en souviennent!! Comme les Métis sont francophones, 50000 personnes se réunissent champs de mars à Montréal pour protester contre l'exécution de la sentence.

6 = 1884: Lors de leur deuxième convention nationale tenue à Miscouche sur Ile-du-Prince-Édouard en 1884, les Acadiens se dotent officiellement de leur drapeau et de leur hymne national. Le peuple acadien a choisi les couleurs du drapeau de France pour montrer leur attachement fraternel à la mère patrie afin de souligner leurs origines, et y ajoutent l'étoile acadienne qui est un signe distinctif des acadien(nes) et représente l'étoile de Marie Stella dans le coin supérieur gauche (le bleu symbolise pour eux leur protectrice, la vierge Marie). Sa couleur dorée  symbolise l'attachement des Acadiens à l'Église catholique. L'hymne fait également mention de cette étoile de mer qui guide le peuple acadien dans ses épreuves douloureuses. Ce symbole, est fièrement déployé par les Acadiennes et Acadiens. Fête des Acadiens le15 août.
 
  1755 : Les Acadiens refusent de prêter serment à la couronne britannique. Désireux d'empêcher ces valeureux colons français de quitter l'Acadie pour aller défendre le Canada, le gouverneur Charles Lawrence met sur pied un projet militaire. Il s'empare de la population désarmée, l'entasse sur des navires et la disperse par groupes dans les colonies américaines. Les familles sont déchirées, les enfants séparés de leurs parents et les maris de leurs épouses. C'est la déportation des Acadiens, un des crimes les plus odieux de toute l'histoire de la Nouvelle-France. On compte environ 12 000 personnes ainsi déportées, de ce nombre plusieurs au Québec. Lawrence ordonne à ses hommes: "Vous devez faire tous les efforts possibles pour réduire à la famine ceux qui tenteront de s'enfuir dans les bois.". Chronologie de l'histoire acadienne .

7= Apparition du Carillon sacré-coeur 26 septembre 1902 à 1948.
Le 26 septembre 1902, le curé de Saint-Jude près de Sorel et près de St-Hyacinthe,hisse sur son presbytère un étandardqu'il appelle ( le Carillon ). Élphège Filiatrault a emprunté à la bannière du même nom ses fleurs de lis pointant vers le centre et sa couleur ( qui est celle du ciel ). La croix blanche est celle des anciennes enseignes de l'armée française. Le drapeau reçoit un accueil enthousiaste.

8 = Adoption du Fleurdelisé le 21 janvier 1948 par le gouvernement du Québec de Maurice Duplessis. Dapeau national du Québec .Histoire du Québec en 8 vidéo # 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 .
L'Histoire de Québec en 8 vidéosLes tricolores .Chronologie de l'Histoire du Québec . Salut au drapeau du Québec .
Les grandes dates de l'histoire du QuébecPolitique du Québec .

9 = Adoption de l'unifolié par le gouvernement du Canada de Lester Bowles Person le 15 février 1965. Le quelle? . Index .
  Histoire du Canada . Histoire du Canada, par F.X.Garneau . L'Assemblée législative de la province du Canada (1841 - 1867) . Canada . Évolution constitutionnelle . Saga constitutionnelle . I love Québec .Les canadian aux référendum 95 a Montréal .  .30 oct 1995 Référendum volé . Législations linguistiques adoptées au Canada . Les orangistes .Louis Riel 1844-1885. Québec, printemps 1918 . Crise  Octobre 1970 . GRC . Le livre noir du Canada anglais Normand Lester . 1-2-3 . Samedi de la matraque 1964 . La démocratie Canadienne de 1980 à nos jours . Vous êtes curieux de voir en quoi le parti libéral est impliquer dans les scandales politiques d'Option Canada vidéo et du Scandale des commandites? vidéo. Voici deux courtes descriptions et deux courtes capsules vidéo informatives afin de vous éclairer là-dessus. Le Québec toujours minoritaire . Service secrets canadien .Cyberlivre du Canada . De 1980 à nos jours . L'historique 1867 . Rébellion du Haut-Canada 1837-1838.
histoire constitutionnelle du Canada ..acte d'union 1840. 1917 .1917 .1942 . Au Québec, c'est EN Français que ça se passe .
Le Canada a cessé en 1931 d'être une colonie de la Grande-Bretagne.

10 = La Croix de 30 pieds de haut que planta à Gaspé Jacques Cartier découvreur du Canada le 27 juillet 1534 portant l'écu royal à trois fleurs de lis pour souligné son arrivé en Amérique.

11 =  La fondation de Québec le 8 juillet 1608, Samuel de Champlain « le Père de la nouvelle-France » bâtit la première abitation au pied du cap Diamant, et par ses exploration, étend les limites de la Nouvelle-France à un vaste territoire englobant l'Acadie et la région des Grands Lacs. La colonisation est confiée à des compagnies de commerce dont les navires arborent généralement un pavillon Bleu à croix Blanche de forme carrée. Et le navire sur lequel Champlain voyageait portait à son mât l'étendard bleu azur et blanc, le blanc en forme de croix c'est celui-là qui flotte sur le navire de Champlain lorsqu'il remonte le Saint-Laurent pour la première fois en 1603 amenant les couleur Française en Amérique.
Ce qui souligne les 400e anniversaire de la fondation de Québec par Samuel de Champlain en 2008.
Cette place commémore le passage Samuel de Champlain en terre Bas-Richeloise il y a plus de 400 ans.

12 = La francophonie dans le monde dont le Québec fait parti avec fiereté, et pour nous souvenir de notre histoire de la langue française au QuébecL'aménagement linguistique dans le monde .


Montage : Robert Letendre, Francine Carignan Letendre.

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Letendre.ca
Dernière mise à jour : 31 Mars 2007

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Source : Histoire d'Amérique
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Source : Histoire de la Nouvelle-France .
Source : Chronologie de l'histoire du Québec
Source ; Histoire de Sorel, par Mario Lemoine
Source : Patrick Couture, Histoire du Québec et de l'Amérique française
Source : Luc Gauthier-Boucher l'histoire du Québec, Canada, France, monde.
Source : chez.com/rebellions
Source : Grand Québec.com
Source : Histoire D'Amérique .
Source :
Histoire du Canada de François-Xavier Garneau
Source : Nos racine, Histoire du Canada F-X Garneau
Source : Wikipédia, Chronologie de l'histoire du Québec
Source : La paroisse de Saint-Aimé Massueville, par Michel Hengnard Ovide Lapalice
Source : Le livre noir du Canada anglais Normand Lester . 1-2-3 . lecture .
Source : Canada-Québec, Jacques Lacoursière  Jean Provencher   Denis Vaugeois.
Source : 1524 - 2006 de la Nouvelle-France au Québec moderne
Source :  Québec politique, Histoire du Québec
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